28 février 2009
Avance
Bonjour à toutes et à tous,
Je reprends le clavier aujourd'hui comme vous pouvez le lire... Je le reprends pour dire quelque chose. "C'est évident que s'il parle c'est pour dire quelque chose !" pensez vous ? Et bien pas tout à fait.
Tellement parlent pour ne rien dire, ça en devient fatiguant et, moi-même, je déteste perdre mon temps à lire ce genre d'articles, de blogs et d'écouter ce genre de médias. Particulièrement ceux dont on sait d'avance la thèse qu'ils vont développer avant même d'en avoir lu le titre ! C'est une perte de temps. Je me souviens, lorsque j'étais au Parti Communiste, j'ai été inscrit d'office à l'Huma... Je le reçevais tous les jours, pendant de longs mois. Je ne l'ai pour ainsi dire jamais lu. Biensûr, parfois il faut jeter un oeil aux titres pour voir, pour savoir... Mais dans le fond, on sait déjà quelle posture va être prise avant même de lire et ça enlève tout son intérêt. J'aime, quand je lis quelque chose, être supris. J'aime qu'on me surprenne. J'aime qu'on me fasse réfléchir, qu'on me contredise, j'aime être heurté, pire, j'aime être choqué. Et c'est cette capacité à me surprendre - je suis certain que je ne suis pas très différent de beaucoup de monde sur ce point - qui me donne envie !
"Je ne te félicite pas parce que ton blog n'est pas mis à jour!" m'a-t-on dit hier. Et oui et je l'assume. Parler tout le temps sans voir où l'on va. La tête sur le guidon, tout le temps dans la réaction. Ca ne mène pas à grand chose. Et puis, tellement le font déjà. Hurler avec les loups n'est pas trop mon truc. Quand tout le monde regarde dans une direction ou va dans le même sens, ma première réaction n'est pas de suivre le mouvement mais plutôt de faire un pas en arrière pour contempler la scène le plus largement mais aussi pour regarder à la fois plus loin et comparer avec d'autres directions possibles... Non, je ne mets pas ce blog régulièrement à jour parce que ce n'est pas sa fonction, ni son but. Il m'importe personnellement - et j'espère aux autres - de refléchir sur les choses et il est impossible de faire cela sans s'arrêter un moment. S'arrêter pour penser. S'arrêter pour critiquer. S'arrêter pour voir où l'on est, tout simplement. Mieux vaut écrire un bon article tout les six mois qu'un mauvais tout les jours. Vous n'croyez pas ?
Alors qu'ai-je bien donc à dire aujourd'hui, puisque j'écris ?? Et bien tout d'abord que la tempête des six derniers mois est passée. Et elle a été terrible. Pas pour moi personnellement, loin de là. Mais pour le pays. L'incapacité de l'opposition à se rénover est flagrante. Sans vouloir revenir sur les débats du Congrès, je pense aujourd'hui avec le recule qu'il y a bien deux Partis Socialistes.
Le premier est conservateur (et non pas un vieux parti même si le vieux parti est souvent conservateur, tout les conservateurs ne sont pas forcément vieux !). Ce n'est pas tant les personnes qui le composent qui le rendent ainsi, mais plutôt les méthodes, les modes de pensée et les comportements internes. C'est la langue de bois permanente ou plutôt une pudeur de parole et de pensée. Quand on voit que tout le Congrès a tourné sur la question du Modem, en condamnant en boucle l'alliance que Royal proposait, et que ces mêmes personnes ont soutenu une bonne femme qui a fait cette alliance dans sa ville (malgré toutes ses excuses, c'est quand même le cas), je trouve ça pour le moins hypocrite. J'aime quand on dit les choses. Aussi, le PS était déjà social-démocrate depuis 83, qu'on arrête de nous bassiner avec la social-démocratie alors que toute l'Europe et le monde est déjà passé à autre chose ! Mais non, il ne faut pas le dire. Dans le fond, je me demande si ce parti veux le changement pour les Français ou bien s'il veut s'assurer de conserver ses positions locales. Et contrairement à ce que beaucoup de militants locaux fidèles au PS pensent - à tort je crois - les intérêts de ce parti localement ne sont pas forcément ceux des Français. Je ne reviens pas non plus sur le racomodage baroque, sans queue ni tête, que constitue la "majorité" dont on ne saura jamais vraiment si elle est une majorité ou une addition de minorités. Martine Aubry n'étant qu'une espèce de sparadras qui essaye de donner un peu de cohérence à ce qui n'en a pas. Le but du Congrès était d'entrer dans la modernité. Faire le ménage idéologique. Une nouvelle organisation. Bref, la rénovation du Parti Socialiste ! Nous n'avons rien eu. En faisant cette alliance, ils ont rendu le Parti plus illisible que jamais. Quel point commun entre un Delanoe qui se disait libéral au début de la campagne et un Hamon qui me rappelle bien le vieux PC d'où je suis parti ? Il n'y a probablement que Martine Aubry. Il fallait trancher pour avancer, peu importe la direction. Mais ils (les éléphants) ont pensé que Ségolène Royal était pire (pour eux personnellement) que d'être immobile (pour la France collectivement). Ce parti a, me semble-t-il, perdu le sens de l'intérêt général.
Le second parti est profondément progressiste. Et vous remarquez bien qu'il ne rassemble pas seulement des jeunes (même s'ils sont très nombreux). Il y a aussi des anciens qui, à mon avis, ont dû longtemps penser qu'en faisant le jeu de l'appareil socialiste, ils arriveraient le changer. Et ils ont trouver Ségolène Royal. Celle que l'on accable de tout les mots, de tout les maux. Je ne dis pas qu'elle a raison partout. Mais elle a ce caractère et cette volonté. Elle a ce "truc" qui fait les grands hommes (les grandes femmes ?). Ce culot qui peut faire bouger les choses réellement. Elle a la cohérence du programme, de l'équipe et du discours. Elle a ce franc-parler qui ne fait qu'un peu plus ressortir la langue de bois des autres. Ce mouvement qu'elle crée par elle-même, c'est le mouvement d'un leader. La démocratie participative tranche avec le gouvernement des apparatchiks et opaque du parti. C'est elle la première qui a parler d'écologie sincèrement au parti. Et c'est aussi la seule qui parle des Français, qui propose, on l'oublie souvent. Tout les autres, dans leurs stratégies d'appareil, ne parlent qu'aux militants. Comme le parti aurait été différent si la machine à truquer n'avaient pas été aussi bien rodée. Parce que je considère qu'on a bien gagner ce novembre, et ils le savent de l'autre côté. Ils savent que la modernité politique émergera bientôt. Et on les sent fébrile. L'avenir est à ce parti socialiste progressiste ou ne sera pas pour le PS. Ca c'est mon analyse mais c'est aussi ma conviction. A vrai dire, je me sens plus sûr de moi, plus déterminé et plus solide qu'avant le Congrès. Et je ressens ça de pas mal de gens autour de moi. Je me dis que c'est plutôt bon signe :-) En définitive, et pour revenir à nos moutons, je pense qu'elle est là la vraie différence entre le parti socialiste conservateur et le parti socialiste progressiste, c'est la notion d'intérêt général et supérieur de la France et des Français. Parce que le changement pour son pays, c'est quand même le but de la politique. Et quel changement peut-on apporter au pays alors qu'on est même pas capable de changer soi-même ? Ce parti doit se moderniser, muer, retrouver le sens de l'intérêt général. Et en cela nous somme plus en phase avec l'idée de socialisme que le PS conservateur.
"Mais finalement, s'il n'y avait qu'une raison, pourquoi soutiens-tu Ségolène ?" m'a-t-on demandé il y a quelques jours. On m'a souvent posé cette question et je suis souvent soit dénué de réponse, soit submergé par le trop plein - ce qui revient au même. J'ai trouvé la réponse en lisant son livre, Femme Debout, qui est sorti aujourd'hui. Sur le moment, j'ai répondu la première chose qui me passait par la tête, "elle me fait rire". Après réflexion, je crois toujours que c'est bien résumé. Mais pas forcément dans le sens premier. Disons qu'elle a ce truc, comme je l'appelle, qui me parle. Elle me rend fort. Je suis admiratif de son courage, celui que je n'ai pas forcément toujours. Sérieux, tout ce qu'elle se prend dans la geule et elle est toujours là !! Ca mérite d'être signalé et souligné quand même ! Même s'il y a aussi sa simplicité, son franc parler, son sens du travail qu'on a pas l'habitude de citer... C'est une vraie bosseuses ! Quels progrès dans tous les domaines depuis 2006 !! Elle n'est pas comme les autres politiques. Elle a ce truc qui raisonne en moi. Et ça me rend fort et ça me rassure et ça m'honore aussi de bosser pour ce genre de personne. Elle m'honore par ce qu'elle fait. En même temps, ça me fait toujours rire quand on me prend pour un illuminé ou un "fan". Ceux qui m'entendent lors des réunions savent que je suis peut-être quelqu'un de loyal mais aussi, et ça peut être un défaut, quelqu'un qui aime la cohérence et le travail. Qui dit ce qui ne va pas, qui sait mettre le doigt là où ça fait mal. Et croyez moi ou pas, je ne suis pas un "supporter", comme le disent avec mépris ses détracteurs. C'est d'ailleurs paradoxalement l'esprit de Désirs d'avenir de ne pas être supporter mais acteur à part entière ! Puisque Désirs d'avenir, c'est le débat et c'est un lieu où chacun peut dire ce qu'il pense, même les choses les plus subversives, sans être jugé ou condamné par un quelconque inquisiteur idéologique ou bien pensant. Et croyez moi, à Désirs d'avenir, on a de tout ! C'est ça finalement la modernité de Ségolène Royal et de ceux qui la soutiennent, celle de mettre en cohérence des gens de tous horizons et aux idées au large éventail cimentés grâce à une fidélité et une loyauté sans faille car on sait que cette liberté qu'on a acquis dépend de la force de Ségolène. Allié diversité et unité. C'est d'autant plus innovant que c'est précisément le problème français d'aujourd'hui : comment allier diversité culturelle et unité nationale ? Mais pourquoi me fait-elle rire, au final ? Et bien tout simplement, cette force qu'elle me transmet, cette liberté qu'elle nous permet d'avoir, cela me rend heureux parce que c'est ce que je veux aujourd'hui transmettre à ceux qui m'entourent. C'est un vrai objectif, très noble, pour un engagement que de vouloir transmettre une force et une liberté à toute une société. C'est la raison de mon engagement derrière Ségolène. Et plus que les luttes sociales ou politiques ou la conquête de quelconques droits, c'est la raison de mon engagement aujourd'hui. Force et Liberté.
Je suis très heureux comme cela aujourd'hui et j'espère reprendre le clavier plus régulièrement ! Ca dépend aussi beaucoup de ce que vous en pensez. Est-ce que ça vaut le coup que j'écrive, parce que moi je sais ce que je pense, c'est au cas ou ça vous intéresse !! lol Come what may comme disent les Anglais ;-)
A très bientôt !!
Thomas
01:44 Publié dans Commentaires, Valeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Enfin !!!!
puisque un de mes yeux fonctionne , je m'en sers!!
Segolene tu peux compter sur nous! le printemps sera au rendez vous avec notre volonte , notre opiniatreté
surs que nous avons la pensée juste de Liberte , Egalite et FRA TER NI TE !!
Le dire, c'esr bien , le faire,c'est mieux!
Sans compromis ! sans compromission ! Sans luttes intestines qui ne sont que lutte de pouvoirs
Et comme dirait un azutre qui bouscule :
YES WE CAN !!!
Ecrit par : nanou | 06 février 2009
Cher camarade,
Je viens de découvrir par hasard ( par Facebook je suis ami de Maxims Pelletier et de Thomas Scudéri ) ton article que je trouve extra et que je voudrais diffuser sur mon propre blog avec le titre et l'introduction suivants:
Les deux partis socialistes.
Je viens de trouver sur le blog de Thomas qui se présente comme étant « un jeune lorrain qui essaie de donner du sens à ce qui l’entoure » : une analyse très pertinente sur les conséquences du Congrès de Reims sur le devenir du Parti Socialiste. Il dit aussi d’une manière très convaincante pourquoi il admire et soutient Ségolène Royal. Voici un extrait de son article paru le 5 février sur son blog : http://penserautrement.hautetfort.com/
Ecrit par : Roland DELLINGER | 10 février 2009
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