21 février 2009
Lettre d'Angleterre
Bonjour à toutes et à tous,
Ayé, bien arrivé merci ! Voyage plutôt calme mais long et froid. Parti à 5h du matin sous le ciel noir tapissé d'étoiles de Thionville ce n'est que 12h plus tard que j'ai pu enfin m'allonger et décompresser. 12h pour 1000km, on a fait mieux en matière de rapidité... Explications.
La libre circulation des personnes est une des grandes avancées que l'Europe actuelle a permis. Elle permet de passer les douanes sans formalité aucune. Adieu le passeport, une carte d'identité suffit : même pour l'Angleterre ! (Celle-ci n'appartient pourtant pas à l'espace Schengen) En plus, avec l'euro, plus de conversions, plus de comparaisons, vachement pratique tout ça ! On en oublierait presque qu'il y a plusieurs pays en Europe. Diversité, unité, facile, pratique... tout ça quoi... Vu comme ça, ce serait presque parfait ! Alors bien entendu, ce n'est pas faux de le dire ainsi, mais c'est mentir par omission de ne dire que ça. En effet, cette libre circulation ne profite pas à tous. Beaucoup à certains, jamais à d'autres. Car, pour voyager dans un autre pays d'Europe, il faut d'abord de l'argent. Ce que tout le monde n'a pas, surtout par les temps qui courent. Quand on voit le nombre des demandeurs d'emploi augmenter à ce rythme, les chômages techniques se multiplier ou les gels de salaires qu'on opère en ce moment, en France et comme ailleurs en Europe, on pense à autre chose qu'à "voyager librement sans entrave"... En plus, pour ma part, l'Angleterre n'a toujours pas adopté l'euro, donc je dois me taper les conversions. En ce moment, elles soient plutôt à mon avantage : 1 livre étant environs égale à 1 euro depuis décembre dernier. Ensuite, pour voyager hors de France, ça peut paraitre bête mais il faut d'abord aller jusqu'à la frontière française. Habitant près ce celle-ci, notamment celle du Luxembourg, on voit clairement les avantages que ça apporte pour l'essence (je n'ai pas de voiture), les cigarettes (je ne fume pas) et l'alcool (je bois rarement)... Mais pour les gros consommateurs de toutes ces choses nocives à la planète et à la santé, on va dire que ça se voit ! lol Dernier inconvénient, auquel on ne pense pas souvent, mais qui est bien réel : la barrière de la langue. Si au Luxembourg, en Suisse, en Belgique ou en Andorre on parle le français, c'est loin d'être le cas dans les autres pays. Or, quand on veut aller voyager en Italie, avec sa femme et ses enfants, et qu'on ne parle pas un mot d'italien, on y réfléchit à deux fois avant de sauter le pas. Ceux qui voyagent autour de moi sont soit des gens qui parlent des langues étrangères, soit des jeunes. Ils sont souvent issus de milieux sociaux favorisés, ce qui va de paire je pense. Tout ça pour vous dire que, sur le papier, la libre circulation est une chose incroyable. Mais que, dans les faits, ce sont quand même les plus favorisés qui en profitent. Et c'est là un des éléments de rejet de l'Union Européenne par les milieux populaires : tout le monde passe son temps à vanter des mérites théoriques de l'Union dont une grosse majorité ne voit jamais la concrétisation dans les faits. Quand les idées sont abstraites, les mots restent des mots. Si on a du mal à finir les fins de mois, qu'on habite pas près de la frontière et qu'on ne parle pas de langue étrangère, dur dur d'en voir la couleur au quotidien de cette libre circulation...
Et là vous vous demandez comment je fais ?? Je ne suis pas Crésus, juste un étudiant avec tout ce que cela sous entend de contraintes financières. Je ne suis pas bilingue, je baragouine dans beaucoup de langues (anglais, espagnol, italien et quelques langues mortes qui ne sont pas de grande utilité dans ce cas lol) mais je n'en parle aucune à fond. C'est vrai que j'ai l'avantage d'habiter au "Pays des trois frontières", ça aide. La Lorraine est en effet la seule région de France à posséder des frontières communes avec trois pays (Belgique, Luxembourg et Allemagne). Une des solutions, c'est le low cost. Beaucoup en parlent mais peu l'utilisent j'ai l'impression. Enfin, peu, tout est relatif puisque Ryan Air, par exemple, tourne à environs 30% du marché de l'Air européen... Pas mal pour une compagnie née dans les années 80. On a beaucoup glosé quand ces compagnies ont commencé à "prendre leur envole". Il faut dire que par comparaison avec les prix pratiqués par les grandes compagnies, il y a de quoi bondir ! Un exemple, pour un vol Paris-Manchester (la ligne que je connais le mieux), cela revient chez Air France à 720 euros l'aller, 720 euros le retour. Non négociable, pas de ristourne, pas de faveur. Avec Jet2.com, l'aller-retour à 180 euros plus ou moins. Possibilité de diviser le coût de moitié si on réserve à un mois d'avance. Autre exemple, avec Ibéria, vol Paris-Valence à 500 euros comme prix de départ. Non modulable. Avec Ryan Air, un vol Baden-Baden-Valence à 110 euros aller-retour (la ligne a été supprimée depuis l'été dernier cependant). Dans les prix que je donne, les taxes sont comprises bien entendu. C'est des prix TTC. Il faut toujours de l'argent, mais par comparaison, quand les bourses sont limitées, qu'on est étudiant ou qu'on est une famille nombreuse, ou pas (quand on est une famille aux revenus moyens, avec deux enfants, un voyage à l'étranger, par avion, à l'hotel, pendant une semaine, ça n'arrive qu'une fois maximum en 15 ans !), le low cost rend le coût des voyages beaucoup plus accessibles !
Deux critiques reviennent réglièrement sur les low cost. La première, c'est la question de la sécurité. Comme les billets seraient moins chers, les compagnies négligeraient la sécurité. Dans les faits, ces compagnies sont sous le même régime que les grandes. Elles doivent souscrire aux mêmes impératifs de sécurité que celles-ci. D'ailleurs, si on fait la liste des "problèmes" liés aux low cost, le seul aboutissant à la mort de plusieurs centaines de personnes en 10 ans est celui de la Spanair qui reliait Madrid aux Canaries l'été dernier. De mémoire, en écrivant, je n'en vois aucun autre. Et je ne pense pas que cela en fasse un moyen de transport plus dangereux que celui proposé par les grandes compagnies... Les cadences des avions sont plus rapides, c'est vrai, mais la moyenne d'âge des flottes dépasse rarement les trois ans. Ce qui limite les coûts d'entretien et qui en fait des avions, pour le prix, en bon état (à première vue) et confortables. La seconde critique qui revient souvent, c'est le traitement du personnel de bord. Les salaires ne sont pas à la hauteur des cadences. Il est vrai qu'un vol low cost, c'est un peu une réunion tupperware ou un téléshopping en live. On nous vend des boissons (3 euros les 30 cl de coca par exemple... cher, mais pas plus que dans n'importe quelle gare française), on nous vend des jeux à gratter (2 euros le grattage, pas donné mais les revenus vont soit-disant à des oeuvres caritatives... allons bon), des parfums et du maquillage (je n'en connais pas le prix, je n'en ai jamais acheté!). Tout ça parait rapide à la lecture mais dans des vols d'une heure ou deux, puisque l'essentiel des destinations low cost sont dans l'Union, c'est très court. A peine le temps de finir, faire le ménage pour le vol suivant et faire les comptes qu'il faut déjà acceuillir les passagers suivants... Je n'ai jamais vu leurs feuilles de paye mais j'en suis curieux. Les salaires n'ont rien à voir avec ceux des grandes compagnies parait-il. Je ne peux pas en dire plus... Toujours est-il que je n'ai jamais rien eu à redire à ces équipages. Souriants, aimables et ils ont souvent l'air de bien s'entendre et de rigoler entre eux. J'ai le souvenir d'une hotesse qui, lorsqu'on lui demandait une soupe au poulet et qu'elle n'en avait plus devant, se mettait à battre des bras comme une volaille pour faire signe au personnel de l'arrière de lui en apporter lol Mémorable lol
En Angleterre, de façon plus "terre à terre", il y a ce qu'on appelle le "coach". Il s'agit de bus grandes lignes qui vont de villes en villes pour quelques livres seulement. Quasiement rien au regard des kilomètres parcourus. Un peu long mais pratique pour les petites bourses. C'est comme si on allait de Luxembourg Ville à Nancy en bus pour 10 euros... Le prix d'un Manchester-Leeds par exemple. Les chauffeurs sont souvent des "pètes-sec" qui roulent de façon un peu chaotique (le dernier dans lequel je suis monté s'est quand même pris le terre-plein) et ont des accents qui déchirent tout... En France, on ne penserait même pas au bus pour aller, par exemple, de Metz à Reims ou à Strasbourg. En France, on pense au TGV ! Ca fait partie des archaïsmes de cette vieille Angleterre... Les villes sont très proches ici. Les banlieues très étalées. Et par les temps qui courent, les gens plutôt pauvres. Je pense que c'est quelque chose de spécifique au développement de l'Angleterre mais que cela ne serait pas viable en France... En effet, quand je parle d'archaïsme, il faut immédatement le mettre en relief avec celui des trains ! C'est peut être aussi une des raisons pour laquelle le coach existe. Les trains sont privés ici. Quand vous voulez voyager en train, vous devez d'abord choisir votre compagnie. Pour un Français, c'est vraiment quelque chose d'étrange. Mais ce n'est pas tout. Pour faire une bonne dizaine de kilomètres, de Bradford à Leeds par exemple, on a quand même mis près de 30 minutes dans un wagon pour le moins douteux, décrépit, pas moderne pour un sou. Le type de wagon dont on sent qu'il a bien vécu. Un peu comme le contrôleur d'ailleurs, lui aussi a bien vécu... Ah, les contrôleurs anglais ne poinssonnent pas, ils signent. Et les tiquets sont certes réduits (ce que la SNCF a mis du temps à réaliser chez nous!) mais plastifiés. Etrange je vous dis... Dernier moyen de transport, la voiture. Pas des moindres après ce que je viens de vous raconter, ça reste encore le moyen le plus rapide ici. Bien entendu, on roule à gauche, on prend les ronds-point par la gauche et on double par la droite... Ca enlève quelques réflexes quand même quand on vient du continent. Aussi bien quand on est dans la voiture que quand on circule à pied d'ailleurs. Ben oui, au lieu de regarder à gauche puis à droite, ici, il vaut mieux d'abord regarder à droite... Question élémentaire de survie lol ! Mais les routes ne sont pas moins archaïques que le coach ou les trains... Jamais les routes ne sont droites ici. Toutes des arcs de cercles. Bonjour le mal de mer ! Idem pour les autoroutes. Le plan en damier, ils ne connaissent pas. Le système de route est anarchique, labyrinthique même. Les quartiers s'étalent, tous identiques, avec leurs maisons de briques qui se ressemblent toutes, ces fenêtres caractéristiques, quelques mètres de largeur et tout en longeur... Gris ou rouge. Identiques. Les quartiers résidentiels sont des sortes d'escargots desquels on est pas sûr de sortir si on a le malheure d'y entrer. Trois quart des rues de ces quartiers sont des impasses. Le nom des rues n'est quasiement jamais indiqué ou alors le temps l'a effacé... Les routes ne sont d'ailleurs pas dans un bon état en général et la signalisation est largement incompréhensible. Pas d'indication des voies principales. Exemple simple mais parlant : lorsqu'on se trouve à Bradford, dans la banlieue nord de Leeds, on ne trouvera jamais la route pour Leeds ou son centre ville. Par contre, on trouve indiqué le petit village de Haworth, reculé à une bonne dizaine de kilomètres. Beau ptit coin de nature mais quand même pas le premier endroit où on pense à aller quand on est dans cette immense agglo ! Etrange. Une fois, on s'est même retrouvé sur l'autoroute sans même s'en rendre compte car indiquée nulle part... Enfin, loin du développement durable, celui qui roule ici doit subir une forêt de feux rouges. Même sur le périphérique ! Même dans les ronds-point ! Ce n'est pas un mais trois feux rouges pour une seule intersection ! Quand on sait que cela provoque des conduites saccadées (car on a de ces feux tout les 50 mètres au bas mot) alors que les conduites souples consomment moins de carburant et émettent moins de gaz à effet de serre... On se dit que dans le domaine des transports et de l'urbanisme, en France, on a quand même une longueur d'avance. Etrange Angleterre.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'ai commencé par ce thème des transports parce que c'est la chose la plus frappante quand on vient en Angleterre. Frappante au détriment de l'Angleterre surtout. Même si c'est des îles britanniques que sont venus les low cost... :-) D'ici là, n'hésitez pas à réagir, voire à me poser quelques questions !
A très bientôt !!
Thomas
01:27 Publié dans Commentaires, Idées, Valeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 février 2009
Un ange passe
Bonjour à toutes et à tous,
Non, vous ne rêvez pas ! Et de deux ! Les affaires reprennent ;-) Pour le pire et le meilleur ? Une chose est sûre, c'est que personne ne m'a demandé d'arreter, donc allons... Je viens de finir de lire Femme Debout il y a quelques minutes à peine. Fin du Premier Acte donc. (Ceux qui l'ont lu comprendront) Et je voulais vous faire part de deux anecdotes qui m'ont particulièrement troublé parce qu'elles entrent en raisonnance avec ce que je vis actuellement ou que j'ai vécu ces dernières années. Bref, avec ce que je suis !
La première c'est celle de "la maison et du clou", de Jorodowsky parait-il. J'avoue n'avoir jamais lu. Il faudra que je pense à m'y mettre. Je finis le dernier Todorov ces derniers temps : La peur des barbares. Le thème de prédilection de cet historien, philosphe, antropologue a toujours tourné autour de l'Autre, l'altérité, les images des autres, leur construction... C'est un sujet qui me touche d'autant plus que j'ai moi-même travaillé deux ans dessus lors de mon Master... J'étais censé faire un master d'histoire et patrimoine, ça s'est terminé en master d'antropologie historique... Réfléchir c'est nous faire sortir des sentiers battus, surtout quand on est curieux ! J'aime sortir volontairement du chemin ! L'Autre, sa différence, ses points communs, les relations entre nous et ces autres, intégration/exclusion, changement des rôles, comprendre sans a priori... mais 200 ans après J.-C., au Haut-Empire Romain ! Ne rigolez pas, je peux vous dire qu'après le monde de la guerre froide, et au moment des chocs des civilisations, on a beaucoup à apprendre du monde Romain. Beaucoup plus qu'on ne le pense au premier abord. Confronté au même genre de problèmes, il nous fournit quelques clefs non négligeables. C'est assez drôle d'ailleurs cette analogie à presque 2000 ans d'écarts... Bref, je trouverai le temps de me concentrer sur ça plus tard...
La maison et le clou, c'est l'histoire d'un homme qui vend sa maison pour presque rien à une condition, celle d'en conserver un clou. La vente est facile. Mais, quelques semaines plus tard, l'ancien propriétaire revient planter le clou dans la porte. L'acheteur ne dit rien, ça faisait partie du contrat. Quelques semaines plus tard, il vient accrocher le menteau de son père. Aucune réaction de l'acheteur. Puis, régulièrement, le vendeur vient accorcher un chapeau, des sachets, puis il vient accrocher des caracasses de moutons (ne me demandez pas pourquoi maintenant, c'est l'histoire qui veut ça !) et ça continue jusqu'à ce que ce soit tellement insupportable à l'acheteur qui, pourtant, avait toute la maison, qu'il finit par tout laisser et partir. Moralité ? Ne jamais rien se laisser imposer, si petite soit cette chose, sinon on finit par tout perdre. Directement ou indirectement, on finit par laisser l'essentiel parce que notre attention était focalisée sur des détails. Ne laissons pas les détails nous détourner de nos objectifs. C'est une vraie leçon de vie et pas seulement pour la politique.
La seconde phrase est simple mais frappante : "Quand le train passe, monte dedans !" Percutant n'est-ce pas ? Surtout pour moi, personnellement. Il faut dire que j'ai laissé tellement de trains passer ces dernières années. Pas par peur ou par incapacité, non, par choix. Le sentiment que je devais rouler mon rocher au sommet de la colline. Sisyphe. Quand le train allait là où je savais devoir aller, j'arrivais à l'heure sur le quai, avec mes valises prêtes, même avec de l'avance lol Et j'attendais qu'il parte. Je choisissais de faire le chemin à pied. C'était mon fardeau. Je choisissais la difficulté. Comme si j'avais quelque chose à me faire pardonner par moi-même... En décembre, je suis remonté dans un train pour la première fois depuis bien longtemps, plusieurs années à vrai dire ! (en fait... pour être plus exact, c'était plutôt un avion...) Ca n'a strictement rien avoir avec la politique, ou l'argent, ou la carrière, mais bon sang, qu'est ce que ça m'a fait du bien ! Du coup, je suis tenté de monter dans d'autres trains, ou avions, ou même des bus ! Je vous l'ai dit je suis curieux. Je me prends à m'impatienter du prochain vol, à regarder les prochains départs sur les dépliants, à m'informer sur les tarifs aux différents guichets... Quand le train passera, je serai non seulement prêt, comme d'habitude. Mais, cette fois, j'aurai aussi cette volonté de monter qui m'a souvent fait défaut. Alors biensûr, il y a toujours des risques à embarquer, Grand Corps Malade nous le répète assez... Mais qu'est ce que la marche est lassante à la longue ! Vous ne trouvez pas ? Remarque : la question se pose également pour ceux qui ont le permis !! Autre leçon de vie.
Amis du soir, je pense que le prochain article sera écrit du Yorkshire, England. Je vais essayer de vous écrire quelques Lettres de l'étranger (en anglais ??). On a tellement à apprendre de l'Autre, en bien ou en mal, tout dépend. J'ai beaucoup d'envies depuis quelques mois. Ca faisait tellement longtemps que ça m'était pas arrivé ! Alors je me laisse porté par le train... euh l'avion ! Comme quelqu'un me le répète souvent, ça sert à rien d'avoir peur en avion, rien ne dépend de toi, laisse toi aller et advienne que pourra ! C'est la vie ;-)
A prendre ou à laisser !
Thomas
01:57 Publié dans Idées, Valeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 janvier 2009
Rayon de Soleil
Bonjour à toutes et à tous,
Quelle drôle de journée ! Il est trois heures de l'après midi et pourtant le brouillard ne s'est pas encore levé. Les près sont couverts de givre blanc et les branches des arbres dénudées paraissent figée. Pas de vent aujourd'hui, tout est calme. Il n'y a pas de nuages, pourtant le ciel est d'un blanc presque opaque très clair. Cette poussière de glace qui nous entoure est illuminée par une lumière diffuse. Le soleil est là, ses couleurs jaunes orangées traversent la brume, mais on ne sait pas d'où viennent ses rayons. Impression d'une journée figée dans le temps malgré les heures de la pendule qui défilent. Drôle d'impression. La mort ? L'éternité ? Je ne sais pas. Le calme et la Sérénité. Ca j'en suis sûr.
Drôle de journée. Il n'y avait pas de nuage et pourtant je n'ai pas vu le soleil.
Bon week end à vous ;)
Thomas.
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